Mer
La responsabilité d'un État côtier ou insulaire s'étend bien au-delà de l'horizon que voient ses radars de rive. La zone économique exclusive abrite les stocks halieutiques, les infrastructures énergétiques et une bonne part du revenu national, et c'est aussi là que se produisent la pêche illégale, la contrebande et les incursions discrètes, précisément parce que personne ne surveille. La connaissance de ces eaux vastes et fréquentées est le socle de tout le reste, et les capteurs côtiers seuls n'ont jamais pu l'assurer.
Les capacités maritimes réunies ici abordent le problème depuis l'orbite jusqu'au quai. Les satellites de surveillance océanique donnent une vue permanente de la zone entière plutôt que du fragment près duquel un patrouilleur se trouve. La détection des poissons par données satellitaires et les avis de zones de pêche, travaux soutenus par le Programme alimentaire mondial des Nations unies, l'Agence spatiale européenne et la Banque mondiale, transforment cette observation à large échelle en un outil qu'une flotte utilise en mer et qu'une autorité utilise pour bâtir un dossier recevable contre la pêche non réglementée. La traçabilité de l'appât à l'assiette porte les mêmes données jusqu'au marché.
Au plus près, les systèmes qui font naviguer les navires et fonctionner les ports sont de plus en plus du logiciel, et le logiciel est attaqué. La protection cyber maritime défend les technologies opérationnelles et informatiques dont dépendent un navire et un port modernes, éprouvée sur une flotte importante en mer. Chaque ligne arrive par un canal unique non aligné et responsable devant votre pavillon, de sorte que l'image de vos propres eaux, et les pistes qui en découlent, restent sous contrôle national plutôt que dans la file d'attente de programmation d'un opérateur étranger.









