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L’Europe a ajouté une barrière aux armes au marché en recul du Venezuela

Les mesures de l’UE du 13 novembre 2017 couvraient les armes et équipements susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne, les équipements de surveillance et le financement associé.

ÉtatVenezuela
SystèmeArmes et équipements utilisables pour la répression interne
Mécanismerestriction de contrôle des exportations ou de sanctions
Quai portuaire calme au Venezuela montrant des équipements d’armes et équipements utilisables pour la répression interne et une scène de chaîne d’approvisionnement contrainte.
Reconstitution représentative des armes et équipements utilisables pour la répression interne au Venezuela, illustrant la manière dont l’embargo de l’UE sur les armes a façonné le cas documenté.

L’Europe n’a pas fermé toutes les voies d’accès au Venezuela. Elle a fermé une voie juridique définie et rendu plus difficile la lecture de la carte restante.

Le 13 novembre 2017, le Conseil de l’Union européenne a adopté la décision (PESC) 2017/2074 et le règlement (UE) 2017/2063 concernant le Venezuela. La décision prévoyait une interdiction d’exporter des armes et des équipements susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne, une interdiction des équipements de surveillance ainsi que le gel des fonds et des ressources économiques appartenant à certaines personnes, entités et organismes. Le règlement assurait la mise en œuvre à l’échelle de l’UE.

Le SIPRI consigne la mesure comme un embargo de l’UE sur les armes. Le dossier décrit les équipements couverts comme des armes et équipements utilisables pour la répression interne et place la mesure aux côtés des restrictions américaines existantes. L’instrument juridique est plus précis qu’une affirmation générale selon laquelle l’Europe aurait cessé de vendre des armes. Il identifie des catégories d’équipements et une voie de compétence. Il ne dit pas que le Venezuela a perdu l’accès à tous les fournisseurs étrangers.

L’expression « susceptibles d’être utilisés à des fins de répression interne » compte aussi. Elle décrit la portée de la restriction à l’exportation. Elle n’établit pas que chaque arme vénézuélienne ait été utilisée pour la répression, et elle ne soumet pas chaque matériel de défense à la même règle. Les équipements de surveillance ont été traités séparément dans le paquet.

La date est une date de décision, pas une date de livraison. Le Conseil a adopté les mesures le 13 novembre 2017, et le règlement est paru au Journal officiel le 14 novembre. Rien dans les sources retrouvées n’établit qu’une expédition a été refusée ce jour-là ou qu’un contrat nommé a pris fin. Les éléments de preuve enregistrent une barrière juridique avant d’enregistrer une conséquence en matière d’approvisionnement.

Cette barrière comptait néanmoins. Un fournisseur d’un État membre de l’UE ne pouvait pas considérer une exportation couverte comme une vente ordinaire. Un acheteur vénézuélien pouvait disposer de fonds et d’un fabricant disposé à vendre, tout en restant confronté à la restriction attachée à la catégorie d’équipement. Le règlement allait donc au-delà du premier accord de principe. Il affectait l’autorisation nécessaire pour mener à bien certains transferts.

Le SIPRI place la mesure de l’UE dans le contexte de restrictions américaines antérieures. Ce contexte est utile, mais il ne faut pas le gonfler en un embargo unique et combiné. Le règlement de l’UE et les mesures américaines avaient leurs propres bases juridiques, portées et modalités d’application. Le dossier récupéré ne quantifie pas combien de fournisseurs le Venezuela avait perdus, quelle part de ses importations provenait d’États de l’UE ou si un stock existant comblait l’écart.

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