Skip to main content
Retour à Veto the VetoVETO-140

La Russie a bloqué les S-300 iraniens pendant cinq ans. Puis elle a rouvert le dossier.

Le contrat de 2007 a été suspendu en 2010 puis rétabli en 2015. Le reportage examiné ne documente ni transfert de technologie ni expédition précise.

ÉtatIran
Systèmesystème de défense antiaérienne S-300
MécanismeSuspension russe puis rétablissement de la filière d’exportation des S-300
Une installation radar de défense antimissile représentative, photographiée à titre d’illustration et non comme preuve du transfert signalé.
Image éditoriale représentative d’une installation radar de défense antimissile sous un ciel couvert.

L’Iran a signé en 2007 un contrat rapporté à 800 millions de dollars pour des systèmes russes de défense antiaérienne S-300. Trois ans plus tard, la Russie a interrompu la livraison en vertu d’une interdiction liée aux sanctions de l’ONU. Le contrat est resté sur le papier. Les lanceurs n’ont pas bougé.

L’interruption a duré jusqu’en avril 2015, lorsque le président Vladimir Poutine a levé l’interdiction. Al Jazeera a rapporté que la Russie fournirait désormais à l’Iran un système de défense antimissile. Ce revirement a rendu le contrat à nouveau politiquement possible, mais il n’a pas transformé une décision d’approvisionnement annoncée en déploiement documenté.

Les responsables russes eux-mêmes ont ajouté une complication. Le modèle S-300 d’origine n’était plus en production, et une solution de remplacement S-300VM était à l’étude. Ce n’est pas qu’un détail de nomenclature. Un acheteur qui revient à un ancien accord peut recevoir une configuration différente de celle initialement négociée, avec de nouvelles questions sur le prix, l’intégration, la formation et le soutien.

Il s’agissait d’une décision du fournisseur et du gouvernement, pas d’un échec industriel. La Russie pouvait signer le contrat, suspendre la livraison puis lever la restriction des années plus tard. L’Iran n’avait aucun moyen unilatéral de transformer l’accord de 2007 en expéditions tant que l’interdiction russe restait en vigueur.

Le reportage conservé ne précise ni quantité, ni date de livraison, ni expédition particulière, ni accord de transfert de technologie. Il ne dit pas non plus si l’Iran a reçu l’alternative proposée, comment le système a été soutenu, ni quand il est entré en service. Le fait concret est le basculement de l’accès pendant cinq ans : une interdiction russe a coupé la voie des S-300 en 2010 ; une décision présidentielle russe l’a rouverte en 2015.

AI-generated representative image.