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En République centrafricaine, les importations d’armes ont d’abord nécessité une réponse de l’ONU

L’embargo de l’ONU a commencé comme une interdiction assortie de dérogations, puis est passé en 2018 à un régime de notification pour les importations du gouvernement.

ÉtatRépublique centrafricaine
SystèmeArmes et matériel militaire
Mécanismerestriction liée au contrôle des exportations ou aux sanctions
Entrepôt sécurisé en République centrafricaine montrant des équipements d’armes et de matériel militaire dans une chaîne d’approvisionnement encadrée.
Reconstitution représentative des armes et du matériel militaire en République centrafricaine, illustrant comment un embargo multilatéral avec procédure de dérogation a façonné le cas documenté.

En République centrafricaine, l’achat de matériel militaire est devenu à la fois une demande et une transaction.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité la résolution 2127 en décembre 2013, alors que les violences et les atteintes aux droits humains s’aggravaient en République centrafricaine. Le SIPRI indique que la résolution a imposé un embargo sur les armes et que le dispositif initial n’autorisait les livraisons aux forces de sécurité centrafricaines qu’après approbation préalable par le comité des sanctions créé par la résolution. Le comité se plaçait entre une demande du gouvernement et une livraison.

Ce n’était pas la même chose qu’une interdiction générale. La résolution initiale imposait un embargo d’un an sur les armes, le matériel militaire et l’assistance connexe aux acteurs non étatiques. Les forces de sécurité gouvernementales pouvaient recevoir des fournitures via la procédure d’approbation. La distinction juridique comptait, mais elle ne rendait pas la procédure automatique. Un gouvernement pouvait rester habilité à demander des armes tout en perdant la maîtrise du calendrier et des conditions de la réponse.

Le contexte était une crise sécuritaire aiguë. L’ONU décrivait l’effondrement de l’ordre public et des abus généralisés. Selon le SIPRI, l’embargo a été instauré en réponse à cette dégradation. Une procédure de comité devait empêcher les transferts vers les groupes armés tout en préservant une voie d’assistance autorisée aux forces étatiques.

Le détail manquant est le niveau de la demande. Le dossier de l’affaire n’identifie ni arme, ni fournisseur, ni demande, ni décision du comité. Il ne donne aucun chiffre sur le nombre de demandes, d’approbations, de refus ou de jours d’attente. Il ne mesure pas non plus l’effet sur les forces gouvernementales. L’existence d’une couche d’autorisation est établie, mais pas la taille de la file d’attente derrière elle.

Le processus n’est pas resté inchangé. Le SIPRI relève que, pendant des années, le gouvernement centrafricain a soutenu que l’approbation préalable des livraisons d’armes aux forces de sécurité gouvernementales constituait un obstacle à la résolution de la crise sécuritaire. En février 2019, le gouvernement a signé un accord de paix avec 14 groupes armés non étatiques. En septembre 2019, le Conseil de sécurité a modifié le régime.

L’amendement a remplacé l’approbation préalable pour les armes et les munitions jusqu’à 14,5 millimètres par une obligation de notification préalable. La notification devait préciser les types et le nombre d’armes, leur usage, l’unité destinataire au sein des forces de sécurité centrafricaines et le lieu de stockage prévu. Il s’agit d’un changement procédural important. Il a assoupli la porte d’entrée précédente sans rendre le transfert invisible ni incontrôlé.

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