Skip to main content
Retour à Veto the VetoVEN-03

Le Venezuela voulait des avions brésiliens. La technologie américaine a bloqué la vente.

L’accord envisagé par Embraer sur le Super Tucano a échoué parce que des composants d’origine américaine exigeaient l’aval de Washington.

ÉtatVenezuela
Systèmeavion d’attaque léger Embraer Super Tucano
Mécanismerestriction du contrôle des exportations
Quai portuaire tranquille au Venezuela montrant un équipement d’avion d’attaque léger Embraer Super Tucano et une chaîne d’approvisionnement maîtrisée.
Reconstitution représentative d’un avion d’attaque léger Embraer Super Tucano au Venezuela, illustrant comment un veto à l’exportation lié à la technologie américaine intégrée a façonné le cas documenté.

Les avions étaient brésiliens. Le point de veto était américain.

Une rétrospective de Reuters publiée en 2012 a indiqué que les États-Unis avaient bloqué en 2006 la vente envisagée par Embraer d’avions militaires Super Tucano au Venezuela, parce que ces appareils contenaient de la technologie américaine. Le reportage a utilisé cet épisode pour expliquer pourquoi des responsables brésiliens restaient prudents, craignant que des technologies d’origine américaine puissent restreindre de futures exportations.

Le contrôle était donc intégré à l’avion plutôt qu’à la nationalité du maître d’œuvre. Embraer était le vendeur proposé. Le Venezuela était le client pressenti. Le levier de Washington provenait de la technologie embarquée dans la plateforme brésilienne. Reuters n’a pas identifié le composant, le nombre d’appareils, le prix ni la décision formelle de licence.

Ce détail manquant limite ce que l’on peut dire du résultat. Le dossier concerne une vente proposée bloquée, et non un contrat dont le volume, le retard ou le remplacement éventuel seraient connus.

L’épisode a compté à Brasília parce que le Brésil examinait alors un autre appel d’offres pour un chasseur. Reuters a rapporté que des responsables brésiliens s’inquiétaient de savoir si la technologie reçue de Boeing pour une candidature proposée autour du F-18 pouvait créer à l’avenir des restrictions similaires. Un responsable a déclaré : « Personne n’a jamais oublié ce qui s’est passé avec le Venezuela. » Cette citation décrit la mémoire politique de l’épisode, et non une conclusion selon laquelle tout futur avion brésilien serait bloqué par un veto.

Reuters a aussi décrit un incident distinct survenu en 2009, dans lequel Embraer a indiqué avoir été temporairement empêché de vendre des jets commerciaux au Venezuela parce qu’ils contenaient des systèmes de communication américains. Il ne s’agissait pas du cas du Super Tucano. Cette information n’est pertinente qu’en tant que deuxième exemple d’une technologie d’origine américaine affectant une exportation d’Embraer vers le même client. L’article n’établit pas que les deux incidents avaient la même base juridique ni le même dénouement.

Le cas de 2006 montre pourquoi l’étiquette d’une plateforme peut être trompeuse. « Brésilien » décrit le fabricant et l’origine générale. Cela ne dit rien sur celui qui contrôle chaque moteur, système de communication, capteur ou autre composant. Si l’un de ces éléments est soumis aux règles d’exportation d’un autre État, ce dernier peut obtenir un pouvoir de décision sur la transaction.

AI-generated representative image.