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L’Argentine a acheté cinq Super Étendard. Les sièges éjectables britanniques les ont cloués au sol.

L’Argentine a payé 12,5 millions de dollars pour cinq avions français, des pièces de rechange et un simulateur en 2019. Les appareils sont arrivés en mai de cette année-là, mais la Marine avait encore besoin de nouveaux dispositifs pyrotechniques pour leurs sièges éjectables de fabrication britannique avant de pouvoir les mettre en service.

ÉtatArgentine
Systèmechasseurs Super Étendard Modernisé
Mécanismerestriction à l’exportation
Image illustrative accompagnant le dossier, et non une représentation de l’événement rapporté.
Image illustrative représentative accompagnant ce dossier ; ce n’est pas une photographie de l’événement rapporté.

Les cinq avions sont arrivés par bateau. La pièce qui les rendait sûrs pour le vol n’est pas venue.

L’Argentine a acheté en 2019 cinq avions d’attaque Dassault Super Étendard Modernisé à la France, ainsi que des pièces de rechange et un simulateur, pour 12,5 millions de dollars. Air Data News a rapporté le 26 mai 2022 que les appareils étaient arrivés en Argentine en mai 2019, mais que la Marine argentine n’avait pas réussi à les remettre en état de vol.

L’obstacle ne se limitait pas à la cellule française. Le Super Étendard utilisait des sièges éjectables fournis par Martin-Baker, une société britannique. Air Data News a indiqué que Martin-Baker ne pouvait pas répondre au besoin argentin de nouveaux dispositifs pyrotechniques en raison d’un embargo. Sans les dispositifs requis, la Marine ne pouvait pas considérer les avions comme prêts au vol. Un appareil complet avait été livré, mais un composant essentiel à la sécurité restait hors du contrôle de l’acheteur.

C’est là le fait central de l’affaire. L’Argentine disposait des avions, des pièces de rechange et du simulateur. Elle ne disposait pas de l’équipement homologué nécessaire pour rendre les sièges éjectables utilisables. L’élément manquant était petit par rapport à un avion de combat, mais sa fonction n’était pas secondaire. Il faisait partie du système qui protège le pilote si l’appareil doit être abandonné.

La source décrit un problème de passation de marché et de navigabilité, pas un combat. Les cinq avions n’étaient pas disponibles opérationnellement pour la Marine à la date du rapport. Cela ne montre pas que l’Argentine a perdu un escadron existant, car les appareils venaient d’être acquis et n’avaient pas été remis en service. Cela montre que la livraison n’a pas achevé le passage de l’acquisition à une capacité utilisable.

La chronologie est importante. L’achat a eu lieu en 2019 sous le gouvernement de Mauricio Macri. Les avions sont arrivés en mai de cette année-là. Air Data News a publié son article près de trois ans plus tard, indiquant que la Marine ne les avait toujours pas réactivés. L’article n’établissait pas la date à laquelle l’embargo avait été appliqué, ni si chaque avion exigeait des travaux identiques, ni si les appareils ont ensuite volé.

Le reportage décrivait aussi une possible solution de contournement. Selon Zona Militar, les négociations entre la Marine argentine, le ministère de la Défense et la société française SECAMIC étaient dans l’impasse. Le média a indiqué qu’il ne pouvait pas établir si le problème venait du coût des cartouches ou de la capacité de SECAMIC à les fabriquer selon les normes requises. Il a rapporté que la Marine explorait alors des solutions avec Safran et la société américaine Task Aerospace.

Ces démarches montrent que le composant n’était pas considéré comme une simple pièce de rechange. La question était de savoir si une source de remplacement pouvait rendre les dispositifs disponibles et acceptables pour les sièges éjectables des avions. Air Data News a indiqué que la Marine argentine cherchait un fournisseur alternatif, mais qu’aucune solution n’avait encore été trouvée au moment de la publication de l’article. Le reportage n’établissait pas que Safran, Task Aerospace ou tout autre fournisseur avait finalement livré une solution.

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