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Chypre a vendu ses Mi-35 quand le soutien russe est devenu incertain

Chypre et la Serbie ont convenu en 2021 de la vente de Mi-35 russes vieillissants, et la Serbie avait acquis les 11 appareils survivants en novembre 2023. Des articles spécialisés indiquent que les sanctions ont perturbé la maintenance russe et que Chypre recherchait des hélicoptères d’attaque de remplacement.

ÉtatChypre
SystèmeHélicoptères d’attaque Mi-35
Mécanismerestriction des contrôles à l’exportation
Atelier de maintenance chypriote montrant des hélicoptères d’attaque Mi-35, dans une scène d’approvisionnement sobre.
Reconstitution représentative d’hélicoptères d’attaque Mi-35 à Chypre, illustrant la manière dont le risque de maintien en condition lié aux sanctions a façonné le cas documenté.

Chypre n’a pas attendu que ses hélicoptères russes deviennent sans valeur. Elle a vendu la flotte survivante alors que le problème de soutien devenait plus difficile à gérer.

Reuters a rapporté le 23 novembre 2023 que la Serbie avait acquis auprès de Chypre 11 hélicoptères Mi-35 russes. Le gouvernement chypriote et la Serbie avaient conclu l’accord en 2021. Reuters a indiqué que le prix n’était pas précisé et qu’une partie du paiement serbe avait été effectuée en armes fabriquées en Serbie. Les hélicoptères vieillissaient et nécessitaient une révision.

Ces sources décrivent des moments et des degrés de certitude différents. Reuters rapportait en novembre 2023 l’acquisition achevée et le besoin de révision. Le compte rendu de Key Aero de juin 2023 décrivait la pression exercée par la maintenance et le remplacement avant le transfert. Un article de Key Aero de novembre indiquait que les 11 appareils survivants avaient été transportés de Paphos vers la Serbie par trois vols d’Antonov An-124 entre le 19 et le 21 novembre. Le détail du transport confirme la livraison, pas l’état de chaque cellule.

Chypre avait initialement reçu 12 Mi-35P neufs en 2001, selon Key Aero. L’un avait été perdu dans un accident mortel en 2006, laissant 11 survivants. Les hélicoptères avaient auparavant fait l’objet de grandes révisions au 419e atelier de réparation aéronautique près de Saint-Pétersbourg. Cette histoire compte car la relation de soutien de la flotte n’était pas un simple service après-vente. Les appareils dépendaient déjà d’une infrastructure russe de révision.

En 2023, cette relation était devenue exposée politiquement et financièrement. Key Aero a indiqué que le ministère chypriote de la Défense ne pouvait pas payer Russian Helicopters pour la maintenance et les pièces détachées en raison des sanctions contre la Russie. Reuters ne décrivait pas indépendamment le mécanisme des sanctions, mais son article consignait la transaction qui en a résulté : Chypre a accepté de vendre les appareils vieillissants à la Serbie, où ils nécessiteraient une révision.

Le calendrier compte aussi. L’accord de vente entre Chypre et la Serbie date de 2021, selon Reuters. La pression de maintenance décrite par Key Aero a été rapportée en 2023. Les sources ne prouvent pas que les sanctions aient à elles seules causé l’accord, que la vente n’ait commencé qu’après un paiement échoué précis ou que Chypre n’aurait pas pu conserver les appareils par une autre voie de soutien. Les éléments étayent une explication par le risque lié au soutien, et non une cause unique.

La transition avait également un coût. Les Mi-35 n’ont pas été simplement échangés contre un remplacement prêt à l’emploi. Key Aero a rapporté que Chypre comptait les remplacer par six H145M d’attaque légère en deux lots. Un autre article évoquait un projet de 12 hélicoptères d’attaque neufs sur une période plus longue, mais les informations disponibles n’établissent ni la quantité finale ni le calendrier de livraison. Le programme de remplacement ne doit donc pas être présenté comme un rétablissement immédiat et équivalent de la capacité.

L’expérience ultérieure de la Serbie renforce la même réserve. FlightGlobal a rapporté en juillet 2024 que la Serbie testait en vol son premier Mi-35 provenant de Chypre et travaillait à remettre les 11 appareils en état de vol. Ce résultat est compatible avec la déclaration de Reuters selon laquelle une révision était nécessaire. Il ne dit pas combien d’appareils étaient opérationnels à Chypre avant le transfert ni si Chypre avait subi un déficit de disponibilité mesuré.

Aucune source n’établit le montant exact de la facture de maintenance, le nombre d’appareils immobilisés à chaque étape ou la date à laquelle le dernier Mi-35 chypriote a cessé le service. Il n’existe pas non plus de comparaison documentée de la capacité d’hélicoptères d’attaque de Chypre avant et après la vente. La conclusion responsable est plus étroite. Les sanctions ont rendu le soutien russe moins prévisible, Chypre a vendu ses 11 Mi-35 survivants à la Serbie et la voie de remplacement n’était pas immédiate.

L’expérience ultérieure de la Serbie renforce la même réserve. FlightGlobal a rapporté en juillet 2024 que la Serbie testait en vol son premier Mi-35 ex-chypriote et s’employait à remettre les 11 appareils en état de vol. Ce résultat est conforme à l’indication de Reuters selon laquelle une révision était nécessaire. Il ne nous dit pas combien étaient opérationnels à Chypre avant le transfert ni si Chypre a subi un déficit de disponibilité mesuré.

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