L’Érythrée et l’Éthiopie ont toutes deux été frappées d’un embargo. La guerre n’a pas choisi un seul client.
La résolution 1298 a interdit les armes, la formation et le financement militaire aux deux belligérants en mai 2000. Le Conseil l’a levée un an plus tard.

Pendant la guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée, les Nations unies n’ont pas arrêté un convoi nommé. Elles ont fermé la voie ordinaire d’approvisionnement militaire étranger nouveau.
Le 17 mai 2000, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 1298. La résolution condamnait la poursuite des combats entre l’Érythrée et l’Éthiopie et décidait que tous les États devaient empêcher la vente ou la fourniture aux deux pays d’armes et de matériel connexe de toute nature. La mesure couvrait les armes et les munitions, les véhicules et équipements militaires, les équipements paramilitaires ainsi que les pièces détachées. Elle couvrait aussi l’assistance technique et la formation liées à la fourniture, à la fabrication, à l’entretien ou à l’utilisation de ces éléments.
La restriction était obligatoire et était imposée pour 12 mois. Le registre de l’ONU indique que le Conseil déciderait à la fin de cette période s’il fallait prolonger les mesures, selon que les deux gouvernements auraient ou non respecté l’exigence de cesser les combats et de reprendre les pourparlers de paix. Les mesures pouvaient aussi prendre fin plus tôt si le Secrétaire général faisait état d’un règlement définitif pacifique.
SIPRI indique que l’entrée Érythrée est entrée en vigueur le 17 mai 2000 et a été levée le 15 mai 2001. La date est proche, mais pas identique, au délai d’un an décrit dans la résolution. Cette différence doit être conservée plutôt qu’estompée. La résolution établissait un cadre de 12 mois ; SIPRI enregistre la date de levée ultérieure.
L’embargo visait les deux camps de la guerre. Il ne s’agissait pas d’une constatation unilatérale imputant le conflit à l’Érythrée seule, et il ne visait pas un seul fournisseur. Le mécanisme était une décision multilatérale s’appliquant aux nouveaux approvisionnements étrangers provenant des États et de leurs ressortissants, ou de leurs territoires ainsi que de leurs navires ou aéronefs battant pavillon.
Il existait une exception limitée. Les mesures ne s’appliquaient pas aux équipements militaires non létaux destinés exclusivement à un usage humanitaire, si le comité du Conseil de sécurité l’approuvait au préalable. Cette exception ne rouvrait pas le marché normal des armes, munitions, véhicules militaires, pièces détachées ou formation militaire. Elle permettait un canal humanitaire défini sous supervision internationale.
Le calendrier donnait à la décision une portée pratique. L’embargo a été adopté alors que les deux États combattaient encore, après que le Conseil eut condamné la poursuite des hostilités et exigé l’arrêt immédiat des actions militaires. Une restriction imposée pendant une guerre en cours peut affecter le réapprovisionnement, les réparations et les acquisitions. Mais le fait juridique de la restriction n’est pas la même chose qu’une preuve montrant qu’un front particulier a manqué de munitions ou qu’une opération militaire a échoué.
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