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Europe’s Leverage Depends on What Export Controls Can Still Deny

An ECFR report frames Chinese export restrictions as a negotiation problem for Europe, but the available record does not identify the goods, measure or affected capability.

ÉtatChina
SystèmeExport-controlled goods and dual-use inputs
MécanismeExport restriction or licensing leverage
Stacked shipping containers beside cranes at an industrial port, representing trade dependence and possible export restrictions.
Representative editorial photograph of cargo containers and industrial infrastructure at a European port.

Les contrôles chinois sur les terres rares ne se sont pas arrêtés à la sortie de la mine. En octobre 2025, les exigences de licence d’exportation se sont étendues aux technologies chinoises utilisées dans l’extraction, le traitement, le raffinage et le recyclage, ainsi qu’aux machines utilisées dans les chaînes d’approvisionnement des batteries.

C’est le point de pression identifié par le Conseil européen des relations extérieures. Son analyse indiquait qu’au début septembre, moins de 15 % des demandes de licences pour les terres rares déposées par des entreprises européennes avaient été approuvées. Ce chiffre décrit des demandes, non un nombre d’usines arrêtées ou de contrats de défense annulés. Mais il place une barrière administrative entre un acheteur européen et une technologie ou un équipement chinois.

L’ECFR a également attiré l’attention sur l’Annonce 61 de la Chine. Selon l’interprétation du rapport, elle peut étendre les exigences juridiques chinoises au-delà du territoire chinois aux entreprises utilisant des machines, équipements ou terres rares chinois. Une usine en Europe n’est pas nécessairement hors d’atteinte d’une règle chinoise d’exportation si son procédé dépend d’un intrant chinois.

L’exposition est plus proche que ne le laisse penser une relation directe acheteur-vendeur. L’ECFR a cité une étude de la Banque centrale européenne selon laquelle plus de 80 % des principales entreprises européennes n’étaient éloignées des producteurs chinois de terres rares que de trois intermédiaires au plus. Un retard de licence peut ainsi se propager le long des fournisseurs avant d’apparaître sur le site d’une usine européenne.

Il ne s’agit pas du cas d’une chaîne d’armement européenne identifiée qui aurait été arrêtée. Il s’agit d’un régime de licences documenté et d’une évaluation par l’ECFR de sa portée. La question difficile pour l’industrie européenne n’est pas de savoir si une usine a une adresse européenne. C’est de savoir si une machine, un matériau ou un procédé essentiel nécessite toujours l’autorisation de la Chine.

AI-generated representative image.