L’embargo sur les armes visant le Liberia a été resserré avant de disparaître
L’ONU a d’abord coupé la route des armes en 2003, puis l’a assouplie pour le gouvernement et la réforme du secteur de la sécurité avant d’y mettre fin en 2016.

Le Liberia n’a pas été soumis à une même interdiction des armes pendant 24 ans. Il a connu une succession de restrictions qui modifiaient sans cesse ce qu’un approvisionnement licite signifiait.
L’entrée de SIPRI sur les embargos de l’ONU relative au Liberia recense un embargo sur le Liberia sous différentes formes de 1992 à 2016. La première mesure, la résolution 788 du Conseil de sécurité, est entrée en vigueur le 19 novembre 1992 pendant la guerre civile libérienne. Il s’agissait d’un embargo global. C’est le point de départ de la chronologie onusienne, et non la date du 7 mai 2001 utilisée dans l’enregistrement de l’affaire pour l’événement ultérieur.
Le changement de 2001 correspondait à une nouvelle phase juridique. La résolution 1343, adoptée le 7 mars 2001, a mis fin à l’ancien embargo de la résolution 788 et établi un autre embargo, entré en vigueur en mai. Les Nations unies ont indiqué que le Conseil agissait en réaction au soutien apporté par le gouvernement libérien au Front révolutionnaire uni en Sierra Leone et à d’autres groupes rebelles armés. Le Federal Register américain a décrit la résolution 1343 comme remplaçant la mesure antérieure par un embargo plus large et continuant à refuser des licences pour des articles et services de défense destinés au Liberia.
La distinction entre adoption et entrée en vigueur est importante. Une décision prise le 7 mars n’était pas le même événement que le début, en mai 2001, de l’embargo ultérieur. Le dossier retient le 7 mai 2001, tandis que le résumé de SIPRI décrit la mesure de 2001 comme étant entrée en vigueur en mai. Aucun jour plus précis n’est indiqué pour la mesure de l’ONU, donc l’article ne prétend pas que cette date identifie chaque restriction.
Les premières années de la nouvelle phase sont restées sévères. La résolution 1343 a été prorogée en 2002 par la résolution 1408, puis en 2003 par la résolution 1478. SIPRI décrit ces mesures comme ayant maintenu l’embargo pendant des périodes successives. Au cours de cette phase, l’approvisionnement extérieur licite en armes et en matériels connexes destiné au gouvernement libérien était fortement restreint. C’est une conclusion de nature achats et approvisionnements. Cela ne prouve pas que chaque arme au Liberia a disparu ni que chaque expédition tentée a été interceptée.
La chronologie a de nouveau changé après la démission du président Charles Taylor, la fin de la longue guerre civile et le déploiement de la Mission des Nations unies au Liberia. En décembre 2003, la résolution 1521 a mis fin à la phase de la résolution 1343 et établi un nouvel embargo. Celui-ci comportait des exceptions. Il ne s’appliquait pas aux transferts destinés aux forces de la MINUL ni aux armes, à l’entraînement et à l’assistance destinés uniquement à un programme international de réforme et de formation des forces armées et de la police libériennes. Les restrictions visant les milices et autres groupes armés demeuraient.
C’est pourquoi parler simplement de « l’embargo » peut induire en erreur. L’accès licite de l’État n’a pas seulement été basculé d’ouvert à fermé avant d’être laissé intact. Il a évolué au gré d’autorisations, d’exemptions et d’exigences de notification. En 2006, la résolution 1683 a autorisé des livraisons limitées d’armes et de munitions destinées à des policiers et personnels de sécurité libériens contrôlés et formés. SIPRI indique que ces transferts nécessitaient l’approbation préalable du comité des sanctions et que le gouvernement libérien devait marquer les armes importées et tenir un registre.
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