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Retour à Veto the VetoNGA-01

Le Nigeria voulait des Super Tucano pour Boko Haram. Washington l’a fait attendre.

Un gel américain fondé sur les droits humains a retardé la vente de l’A-29. Une nouvelle administration a autorisé en 2017 le lot de 12 appareils.

ÉtatNigéria
Systèmeavion d’attaque léger A-29 Super Tucano
Mécanismerestriction à l’exportation
Zone d’entraînement au Nigeria montrant un avion d’attaque léger A-29 Super Tucano, son équipement et une scène de chaîne logistique sous contrainte.
Reconstitution représentative d’un avion d’attaque léger A-29 Super Tucano au Nigeria, illustrant la manière dont un gel de vente fondé sur les droits humains a façonné le cas documenté.

Le Nigeria voulait des avions pour faire face à une insurrection. La vente proposée devait d’abord passer un test des droits humains à Washington.

La vente de l’A-29 Super Tucano n’était pas une simple transaction commerciale. Le Nigeria souhaitait cet avion d’attaque léger pour sa campagne contre Boko Haram, mais les États-Unis ont suspendu l’accord en raison de préoccupations liées au bilan des forces armées nigérianes en matière de droits humains. Le gel décidé par l’administration Obama a rendu l’appareil politiquement indisponible, même si la plateforme était techniquement adaptée à la mission décrite par le Nigeria.

La séquence est consignée par le Council on Foreign Relations. Son récit indique que la vente a d’abord reçu l’approbation, puis a été suspendue sous l’administration Obama, avant d’être autorisée à aller de l’avant par l’administration Trump en 2017. Defense News a rapporté en août 2017 que le département d’État avait approuvé une possible Foreign Military Sale de 593 millions de dollars comprenant 12 A-29. Ce montant était une valeur estimative du lot, et non l’affirmation que le Nigeria avait payé cette somme pour les seuls avions.

Les appareils étaient destinés à un conflit précis. Le CFR décrit le Super Tucano comme un avion turbopropulseur léger et indique que le Nigeria le recherchait parmi un ensemble plus large d’équipements militaires américains. Les partisans de la vente la présentaient comme un moyen d’améliorer la capacité du Nigeria face aux groupes djihadistes. Des organisations de défense des droits humains et certains membres du Congrès s’y opposaient, estimant qu’un soutien américain accru à l’armée nigériane comportait des risques.

Ce désaccord a créé le veto. Le Nigeria pouvait identifier un besoin militaire et un avion adapté. Le gouvernement américain pouvait toutefois continuer à refuser l’accès s’il jugeait l’utilisateur final et la relation proposée politiquement inacceptables à ce moment-là. Le problème ne venait pas d’un défaut de l’A-29 ni d’un échec du Nigeria à choisir une plateforme. Il s’agissait d’une décision d’exportation liée au comportement de la force destinataire.

Les préoccupations ne sont pas abstraites dans le dossier. Le CFR décrit l’armée nigériane comme ayant la réputation de commettre des atteintes aux droits humains et précise que la suspension a contribué à une détérioration des relations bilatérales. Il rapporte aussi qu’un ambassadeur nigérian a accusé les États-Unis d’une complicité involontaire dans les violences de Boko Haram parce que Washington avait refusé l’équipement souhaité par le Nigeria. Il s’agit d’une accusation politique attribuée, et non d’une preuve que le refus a provoqué les opérations de Boko Haram.

L’argument opposé était lui aussi précis. Les partisans soutenaient qu’un renforcement d’un partenaire pourrait aider à détruire des groupes djihadistes et qu’un meilleur ciblage pourrait réduire les pertes civiles et le ressentiment. Ces arguments n’ont pas levé l’inquiétude qu’un avion fourni à une force accusée d’abus puisse être utilisé contre des civils ou contre des objectifs extérieurs à la mission de contre-insurrection annoncée.

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