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Retour à Veto the VetoPRK-01

L’embargo sur les armes de la Corée du Nord a commencé par les grosses armes. Il ne s’est pas arrêté là.

Les restrictions de l’ONU ont été durcies en 2006, 2009 et 2016, passant des grands systèmes aux armes légères et à un soutien militaire plus large.

ÉtatCorée du Nord
SystèmeArmes conventionnelles majeures et matériel connexe
Mécanismerestriction de contrôle des exportations ou sanctions
Entrepôt sécurisé en Corée du Nord montrant des équipements d’armes conventionnelles majeures et du matériel connexe, avec une scène de chaîne d’approvisionnement sous contrainte.
Reconstitution représentative des armes conventionnelles majeures et du matériel connexe en Corée du Nord, illustrant la manière dont l’embargo onusien obligatoire a façonné le cas documenté.

La voie juridique de la Corée du Nord vers les grandes armes n’a pas disparu d’un seul coup. Les Nations unies l’ont fermée par étapes, puis ont élargi cette fermeture.

Le premier instrument pertinent a été la résolution 1718 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité le 14 octobre 2006 après le prétendu essai nucléaire de la Corée du Nord. La résolution a exigé que les États membres de l’ONU empêchent la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la Corée du Nord d’armes conventionnelles majeures et de missiles balistiques. La base de données des embargos sur les armes de SIPRI identifie comme grandes catégories couvertes les chars de combat, les véhicules blindés de combat, l’artillerie de gros calibre, les aéronefs de combat, les hélicoptères d’attaque, les navires de guerre, les missiles et les lanceurs de missiles.

La restriction allait bien au-delà d’une simple liste de plates-formes achevées. La résolution 1718 couvrait aussi les pièces de rechange associées ainsi que l’« entraînement technique, les conseils, les services ou l’assistance » liés à la fourniture, à la fabrication, à l’entretien ou à l’utilisation du matériel inscrit sur la liste. Les États avaient également l’interdiction de se procurer auprès de la Corée du Nord des armes conventionnelles majeures et des missiles balistiques, ou du matériel et de la technologie connexes. Le mécanisme fonctionnait dans les deux sens. La Corée du Nord ne pouvait pas importer légalement les systèmes nommés, et les autres États ne pouvaient pas les acheter légalement à Pyongyang.

La date d’octobre doit être distinguée du récit de la base de données sur des mesures antérieures. SIPRI indique que le Conseil de sécurité a établi un embargo sur les armes majeures en juin 2006, tandis que la résolution 1718 a apporté en octobre, après l’essai nucléaire, les mesures obligatoires détaillées. Traiter juin et octobre comme un seul événement brouillerait la chronologie juridique. La date retenue pour l’affaire reste le 14 octobre 2006, car c’est la date de la résolution identifiée dans les éléments de reporting disponibles.

La résolution 1718 ne couvrait pas au départ toutes les armes. SIPRI note que la résolution 1874, adoptée en juin 2009, a élargi l’embargo à toutes les armes tout en conservant une exception pour l’exportation d’armes légères et de petit calibre vers la Corée du Nord. En 2015, le Conseil de sécurité a de nouveau élargi l’embargo, par la résolution 2270, pour y inclure ces armes légères et de petit calibre. Il en est résulté un embargo onusien complet et sans échéance, tel que décrit par SIPRI, mais cet état ultérieur ne doit pas être projeté rétrospectivement sur l’instrument initial de 2006.

La résolution a aussi créé un cadre financier et de mise en œuvre. Elle a exigé que les États gèlent les fonds, autres avoirs financiers et ressources économiques liés aux personnes ou entités désignées, et elle a restreint la fourniture de services financiers liés aux articles interdits. Le Conseil de sécurité a créé un comité chargé de recueillir des informations sur la mise en œuvre, d’examiner les violations présumées et d’étudier les demandes d’exemption. Ces dispositions faisaient de l’approvisionnement une question de financement, de transport maritime, de soutien technique et de rapport des États, et pas seulement la question de savoir si un vendeur possédait un char ou un aéronef.

Le texte principal comporte des réserves. La résolution 1718 autorisait des exemptions précises pour les besoins humanitaires de base et d’autres cas déterminés par le processus du comité. Elle ne couvrait pas non plus à l’origine les armes légères et de petit calibre de la même manière que les mesures ultérieures. Un embargo juridique peut être complet dans sa forme actuelle tout en ayant évolué par amendements et exemptions. C’est pourquoi le libellé de chaque résolution compte.

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