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Les États-Unis ont retiré leurs défenses antimissiles stationnées en Arabie saoudite pendant que les attaques venues du Yémen se poursuivaient.

En septembre 2021, les États-Unis ont retiré des batteries Patriot et une unité THAAD de la base aérienne Prince Sultan alors que les attaques houthis venues du Yémen se poursuivaient. Des images satellites montraient les zones de lancement vides, mais le reportage n’a pas mesuré l’effet sur les taux d’interception saoudiens.

ÉtatArabie saoudite
SystèmeBatteries Patriot et THAAD
Mécanismerestriction de contrôle des exportations
Image illustrative accompagnant le cas, et non une représentation de l’événement rapporté.
Image illustrative de référence accompagnant ce cas; il ne s’agit pas d’une photographie de l’événement rapporté.

Les lanceurs ont quitté une base saoudienne. Les attaques n’auraient pas cessé.

Un article de l’Associated Press publié par Al Jazeera le 11 septembre 2021 indiquait que les États-Unis avaient retiré, au cours des semaines précédentes, leur système de défense antimissile le plus avancé ainsi que des batteries Patriot d’Arabie saoudite. Le redéploiement venait de la base aérienne Prince Sultan, à l’extérieur de Riyad. Le même article précisait que le royaume restait exposé à des attaques aériennes du mouvement houthi du Yémen.

Le récit était plus précis qu’une annonce générale de changement de priorités américaines. Des images satellites examinées par l’AP montraient une zone près de la piste de la base où les forces américaines avaient stationné des batteries Patriot et une unité Terminal High Altitude Area Defense. Une image de fin août montrait que certaines batteries avaient été retirées. Une image Planet Labs à plus haute résolution prise le vendredi précédant la publication montrait les emplacements des batteries vides, sans activité visible.

Cette preuve établit un changement sur une position américaine. Elle n’établit pas que tous les moyens américains de défense aérienne ont quitté l’Arabie saoudite, que les systèmes saoudiens ont cessé de fonctionner ou que le royaume s’est retrouvé sans protection. Les États-Unis comptaient encore des dizaines de milliers de personnels dans la péninsule Arabique, selon le reportage, et l’article ne donnait pas d’inventaire complet des systèmes américains ou saoudiens.

Le calendrier donnait à ce redéploiement sa portée politique. La base accueillait plusieurs milliers de soldats américains depuis une attaque de missiles et de drones menée en 2019 contre le centre de la production pétrolière saoudienne. Cette attaque avait été revendiquée par les Houthis, mais l’AP a rapporté que des experts et des débris matériels avaient conduit d’autres observateurs à estimer qu’elle avait été menée par l’Iran. Téhéran a nié en être à l’origine. Ces versions concurrentes comptent parce que le déploiement américain a suivi l’attaque, tandis que le retrait ultérieur est intervenu au moment où Washington se retirait d’Afghanistan et réévaluait sa posture régionale.

Le reportage décrivait aussi une inquiétude plus large dans le Golfe. Les États observaient le retrait chaotique d’Afghanistan et se demandaient quelle importance Washington accordait encore à la région alors que l’armée américaine concentrait davantage son attention sur une menace croissante en Asie. Kristian Ulrichsen, du Baker Institute de l’Université Rice, a déclaré que les perceptions de l’engagement américain comptaient même lorsqu’elles ne reposaient pas sur ce qu’il a appelé une « réalité froide, glaciale ». Il s’agit d’un commentaire sur la confiance politique, pas d’une preuve d’un échec défensif mesurable.

La distinction pratique est celle entre l’existence d’un système et sa disponibilité pour un client donné. L’Arabie saoudite a pu exploiter ses propres défenses aériennes, mais les batteries américaines et l’unité THAAD étaient des déploiements étrangers. Leur présence pouvait être modifiée par une décision américaine sans qu’un contrat saoudien soit annulé et sans qu’un intercepteur échoue en combat. Un pays peut donc bâtir ses plans sur la couverture d’un allié et découvrir malgré tout que cette couverture dépend d’un choix politique contingent.

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