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L’Arabie saoudite peut acheter des F-35. Israël obtient toujours les meilleurs.

Reuters a rapporté qu’une vente américaine envisagée fournirait à l’Arabie saoudite des F-35 dépourvus de certaines fonctions avancées disponibles pour Israël, dont les appareils peuvent intégrer des armes nationales et des modifications de guerre électronique. Un examen formel de l’avantage militaire qualitatif et l’approbation du Congrès restaient nécessaires.

ÉtatArabie saoudite
SystèmeAcquisition prévue de F-35
Mécanismecontrainte d’achat et de licence
Des matières premières, des instruments de mesure et des équipements de protection dans un atelier industriel.
Des matières premières, des instruments de mesure et des équipements de protection dans un atelier industriel.

Les F-35 saoudiens prévus omettraient apparemment certaines fonctionnalités avancées disponibles pour Israël, ce qui reflète l’engagement juridique américain à préserver l’avantage militaire qualitatif d’Israël. La transaction devait encore faire l’objet d’un examen et d’une approbation du Congrès, si bien que ni la configuration ni la livraison n’étaient définitives. Mais la hiérarchie est déjà visible : deux alliés peuvent acheter des avions portant le même nom tandis que Washington décide à quel point ils sont autorisés à être égaux.

Le produit est un chasseur. L’élément différenciant est l’autorisation politique.

C’est la partie que la brochure n’abordera probablement pas. Une vente achevée semble transférer l’autorité complète à l’acheteur. Le contrôle réel se situe dans les licences d’exportation, le consentement à la réexportation, les règles d’utilisation finale, les restrictions géographiques et les approbations qui subsistent longtemps après la livraison. C’est le point de contrôle qui se cache derrière le fait mis en avant dans le titre : l’Arabie saoudite peut acheter des F-35.

Le fournisseur peut ne jamais émettre de refus écrit. Il peut expliquer, examiner, consulter et reporter. Le résultat peut néanmoins être de limiter où, comment ou contre qui l’équipement peut être utilisé sans reprendre l’équipement. Vos forces constatent le résultat bien avant que vos juristes ne s’accordent sur l’appellation. Pour l’Arabie saoudite, l’avertissement est résumé par ce qui suit : Israël obtient toujours les meilleurs.

Les contrôles à l’exportation ne prouvent pas que le fournisseur est malhonnête. Les gouvernements ont le droit de contrôler leur technologie. Les acheteurs ont tout autant le droit de comprendre comment ces contrôles limitent la capacité qu’ils paient. Cette distinction compte ici : Israël obtient toujours les meilleurs.

Pour l’Arabie saoudite, le permis peut compter davantage que le titre de propriété.

Un examen sérieux commence là où la démonstration s’arrête. Une approbation peut-elle être suspendue par un responsable plutôt que par un tribunal ? Quel plan opérationnel échoue si l’autorisation arrive en retard ? Qui doit approuver un futur transfert à un allié ? C’est la question pratique derrière « l’Arabie saoudite peut acheter des F-35 ».

Il y a aussi un problème de calendrier. Le fournisseur, le composant ou le service de remplacement peut exister, mais il peut nécessiter une qualification, une intégration, une formation et une nouvelle approbation politique. Ces mois comptent. Un substitut qui devient utilisable après la fin de la crise n’est pas un substitut. C’est une explication pour l’enquête qui suit. L’exercice a un point de départ concret dans ce cas : l’Arabie saoudite peut acheter des F-35.

La résilience doit être achetée délibérément. Le programme devrait inscrire dans le dossier d’approbation chaque scénario de mission et de transfert attendu, éviter de supposer que la propriété inclut une utilisation sans restriction et conserver une solution de rechange pour les missions que le fournisseur pourrait refuser. Si ces éléments ne sont pas financés, l’affirmation d’indépendance ne l’est pas non plus.

Cela devrait compter dans l’évaluation, pas seulement dans les notes de bas de page. La crédibilité de la livraison, le délai de substitution, la profondeur de réparation nationale et la liberté d’utilisation méritent un poids explicite dans l’évaluation. Sinon, l’offre techniquement impressionnante l’emporte sur le papier tandis que l’offre effectivement exploitable est pénalisée pour supporter le coût de sa fiabilité. Le fait mis en avant, « l’Arabie saoudite peut acheter des F-35 », devrait faire peser ce risque dans son score.

Le commandant de force a besoin d’un autre ensemble de réponses. Le fournisseur peut-il restreindre l’emploi par zone géographique, mission ou cible ? Quelles améliorations et quels armements nécessitent de nouvelles licences ? Quelles obligations de compte rendu, d’inspection ou de suivi de l’utilisation finale se poursuivent après la livraison ? Le succès d’un achat ne se résume pas à la signature du contrat. C’est une puissance utilisable à la date requise. C’est la question pratique derrière « l’Arabie saoudite peut acheter des F-35 ».

Le test final pour l’Arabie saoudite est simple : la force peut-elle utiliser, déplacer, moderniser et réapprovisionner l’équipement pour les missions pour lesquelles il a été acheté ? Si la réponse honnête commence par « à condition qu’une autre partie soit d’accord », cette condition doit figurer sur la première page de la décision d’achat, et non dans une annexe que personne ne lit. Ce risque est facile à manquer lorsque l’annonce s’arrête à « l’Arabie saoudite peut acheter des F-35 ».

Une arme qui requiert l’autorisation d’une autre capitale au moment de son emploi n’est pas entièrement sous le commandement de l’acheteur, quoi qu’indique le titre de propriété. La licence d’exportation peut être le composant le plus important que vous ne recevez jamais physiquement. C’est la question pratique derrière « l’Arabie saoudite peut acheter des F-35 ».

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