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Retour à Veto the VetoUKR-03

Le Danemark a offert 22 Piranha à l’Ukraine. La Suisse a dit non.

Le Danemark a demandé en 2022 l’autorisation d’envoyer à l’Ukraine 22 véhicules blindés de transport de troupes Piranha III de fabrication suisse. La Suisse a rejeté la demande au nom de sa neutralité et de ses règles sur le matériel de guerre, mais les sources n’établissent ni effet sur le champ de bataille ni sort ultérieur des véhicules.

ÉtatUkraine
Systèmevéhicules blindés de transport de troupes Piranha III
Mécanismerestriction au contrôle des exportations
Image illustrative accompagnant le cas, ne représentant pas l’événement rapporté.
Image illustrative représentative accompagnant ce cas; il ne s’agit pas d’une photographie de l’événement rapporté.

Le Danemark disposait de 22 véhicules blindés qu’il voulait envoyer à l’Ukraine. La Suisse a refusé l’autorisation.

Le 1er juin 2022, Reuters a indiqué que le gouvernement suisse avait opposé son veto à la demande du Danemark d’envoyer à l’Ukraine des véhicules blindés de transport de troupes de fabrication suisse. Le Secrétariat d’État à l’économie, le SECO, a rejeté la demande, et Reuters a identifié les véhicules comme des véhicules de combat d’infanterie Piranha III. La décision a été prise dans le cadre de la politique de neutralité de la Suisse, qui s’oppose à la fourniture d’armes à des pays engagés dans un conflit.

La demande portait sur une réexportation, et non sur une nouvelle vente suisse. Le Danemark avait acquis les véhicules, mais les règles suisses exigeaient que les pays ayant acheté des armes suisses demandent une autorisation avant de les envoyer à un autre pays. Cette condition restait applicable après que les véhicules avaient quitté la Suisse. La simple possession matérielle ne donnait pas au Danemark une liberté totale de transfert.

Le chiffre compte, mais sa portée aussi. Des reportages suisses ultérieurs ont également décrit la demande comme portant sur 22 véhicules Piranha III de fabrication suisse. Ce nombre n’établit ni leur état, ni leur emplacement, ni leur configuration, ni l’unité ukrainienne visée, ni leur rôle militaire probable. Il ne représente pas non plus l’ensemble du parc blindé du Danemark ni le nombre total de véhicules dont l’Ukraine avait besoin.

La décision de la Suisse s’inscrivait dans une série d’autres refus liés à la guerre. Reuters a noté qu’en avril, la Suisse avait rejeté la demande de l’Allemagne de réexporter des munitions de fabrication suisse utilisées dans des chars antiaériens Gepard envoyés en Ukraine. Elle avait aussi rejeté la demande de la Pologne concernant des armes destinées à aider l’Ukraine voisine. Ces comparaisons montrent un schéma de politique, mais elles ne transforment pas la demande danoise en interdiction générale de toute forme de soutien.

La base politique affichée était la neutralité. La Suisse avait adopté les sanctions de l’Union européenne contre la Russie, tout en soutenant que sa neutralité ne permettait pas de fournir des armes destinées à être utilisées dans des zones de conflit. La politique faisait l’objet d’un débat interne, surtout alors que les gouvernements européens subissaient des pressions pour soutenir l’Ukraine. La source en rend compte; elle n’impose pas de conclusion juridique plus large sur toutes les exportations suisses.

La condition de transfert créait un point de décision après la fabrication et la vente. Le Danemark pouvait détenir les Piranha, mais la transaction antérieure d’origine suisse exigeait encore une autorisation avant que les véhicules puissent être envoyés vers un pays en guerre. Cette clause est devenue décisive lorsque Copenhague a proposé le don.

Cela ne prouve pas que l’Ukraine s’est retrouvée sans capacité équivalente. Les sources ne disent pas si le Danemark a proposé d’autres véhicules, si un autre donateur a remplacé les Piranha proposés ou si le besoin ukrainien était urgent pour une opération nommée. Elles ne font état ni d’une mission échouée, ni d’une position perdue, ni d’un changement de la situation sur le champ de bataille.

Elles n’établissent pas non plus le sort final des 22 véhicules. L’article de Reuters enregistre le refus du 1er juin 2022. Il ne dit pas si le Danemark les a conservés, demandé une autorisation modifiée, trouvé un autre bénéficiaire ou modifié son paquet d’aide. Les reportages ultérieurs qui répètent le refus n’apportent pas cette information manquante sur leur devenir.

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