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Israël a proposé une aide en matière d’alerte à l’Ukraine. Il n’enverrait pas d’armes de défense antiaérienne.

Kyiv a demandé à acheter des intercepteurs Iron Beam, Barak-8, Patriot, Iron Dome, David’s Sling et Arrow après les attaques russes menées avec des drones de fabrication iranienne. Israël a proposé une aide pour l’alerte civile et a indiqué qu’il ne fournirait pas de systèmes d’armes.

ÉtatUkraine
Systèmesystèmes israéliens de défense antiaérienne
Mécanismerestriction à l’exportation
Image illustrative accompagnant le cas, et non une représentation de l’événement rapporté.
Image illustrative représentative accompagnant ce cas ; ce n’est pas une photographie de l’événement rapporté.

L’Ukraine a demandé des intercepteurs. Israël a proposé d’aider pour l’alerte qui précède le besoin d’un intercepteur.

Le 19 octobre 2022, Reuters a rapporté qu’Israël avait proposé d’aider l’Ukraine à mettre au point des alertes d’attaque aérienne pour les civils après que Kyiv eut demandé des moyens de contrer des attaques russes menées avec des drones Shahed-136 de fabrication iranienne. Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a déclaré que le pays ne fournirait pas d’armes. La date est celle de la décision et de l’offre rapportées, et non la preuve d’une politique israélienne permanente ni d’un projet d’assistance achevé.

La demande ukrainienne était précise. L’ambassadeur Yevgen Kornichuk a confirmé l’authenticité d’une lettre de l’ambassade demandant l’achat d’intercepteurs Iron Beam, Barak-8, Patriot, Iron Dome, David’s Sling et Arrow. Reuters a rapporté que Kyiv estimait que le système d’alerte proposé n’était « plus pertinent ». Il s’agissait de la position de Kornichuk, et non d’une évaluation indépendante de la technologie.

Le bureau de Gantz a déclaré qu’Israël avait demandé à l’Ukraine de partager des informations sur ses besoins en matière d’alertes de défense antiaérienne. Il a ensuite indiqué qu’Israël pouvait « contribuer au développement d’un système d’alerte précoce civil salvateur ». Reuters a rapporté qu’un porte-parole du ministère israélien de la Défense avait dit que des technologies d’alerte précoce similaires pouvaient être proposées à l’Ukraine. L’offre rapportée concernait des alertes, des sirènes ou des avertissements sur téléphone portable. Ce n’était pas une offre de batterie d’interception.

Cette différence est élémentaire sur le plan opérationnel. Un système d’alerte précoce détecte ou communique une menace afin que les civils puissent se mettre à couvert. Une arme de défense antiaérienne tente de détruire ou de perturber l’objet arrivant. Les deux peuvent faire partie du même réseau de protection, mais l’un ne peut pas être tenu pour un substitut de l’autre sans éléments sur la couverture, la vitesse, l’intégration et la menace elle-même.

Le refus israélien était lui aussi nuancé plutôt qu’inexpliqué. Reuters a rapporté qu’Israël avait condamné l’invasion russe mais limité son assistance à l’aide humanitaire. L’article indiquait qu’Israël invoquait la coopération en cours avec Moscou sur la Syrie et les préoccupations concernant les juifs de Russie. Gantz a déclaré aux ambassadeurs de l’UE qu’Israël soutenait l’Ukraine par l’aide humanitaire et par du matériel défensif « salvateur », mais qu’il ne livrerait pas de systèmes d’armes « en raison de diverses considérations opérationnelles ».

La liste des équipements contient elle aussi un avertissement contre un récit simpliste du type « Israël a dit non ». Patriot était un système américain déployé en Israël, tandis que Barak-8 avait été développé conjointement avec l’Inde. Iron Beam n’était pas encore opérationnel. La demande portait donc sur des systèmes aux fabricants, propriétaires, niveaux de disponibilité et questions d’exportation différents. Reuters ne dit pas qu’Israël contrôlait tous ces systèmes ni qu’il aurait pu les fournir selon le même calendrier.

Le réseau d’alerte proposé n’a pas non plus été décrit comme un produit israélien prêt à l’emploi. Le bureau de Gantz a déclaré qu’il s’entretiendrait avec le ministre ukrainien de la Défense le lendemain, mais Reuters n’a pas fait état d’un accord signé, d’un calendrier de livraison ni d’une conception technique. Un gouvernement peut proposer de développer un système d’alerte tout en laissant le client attendre encore la capacité. C’est pourquoi cette offre ne doit pas être comptée comme un substitut livré.

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