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Retour à Veto the VetoAFG-01

L’Afghanistan possédait la force. Les contractants la faisaient fonctionner.

Le SIGAR a conclu que les Forces nationales afghanes de défense et de sécurité dépendaient du soutien militaire américain, de la maintenance assurée par des contractants et d’une logistique qu’elles ne pouvaient pas remplacer rapidement. Le retrait a commencé avant la chute du gouvernement en août 2021, et l’inventaire théorique de la force n’a pas survécu à la disparition de son système de soutien.

ÉtatAfghanistan
SystèmeArmée de l’air afghane et forces de sécurité
Mécanismerestriction de service, de soutien ou d’accès
Image illustrative accompagnant le dossier, et non une représentation de l’événement rapporté.
Image illustrative représentative accompagnant ce dossier; il ne s’agit pas d’une photographie de l’événement rapporté.

L’Afghanistan n’a pas simplement perdu ses troupes étrangères en 2021. Il a perdu les contractants, le soutien aérien et les dispositifs logistiques qui permettaient à ses propres forces de sécurité de fonctionner.

L’Inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan (SIGAR) est parvenu à cette conclusion dans son évaluation de mai 2022 de l’effondrement des Forces nationales afghanes de défense et de sécurité, ou ANDSF. Le SIGAR a identifié la décision américaine de retirer les forces militaires et les contractants, d’abord via l’accord États-Unis-Taliban de février 2020, puis par l’annonce de retrait du président Joe Biden en avril 2021, comme le facteur à court terme le plus important de l’effondrement. Le gouvernement afghan est tombé en août 2021, lorsque le président Ashraf Ghani a fui et que les Taliban ont pris Kaboul.

Cette séquence compte. L’effondrement n’a pas constitué un test pur de la capacité des soldats afghans à utiliser les armes qui leur avaient été fournies. C’était un test de la capacité de la force à fonctionner après la suppression du système extérieur qui entourait ces armes. Le SIGAR a conclu qu’elle n’avait pas pu le faire à la vitesse requise.

La dépendance apparaissait particulièrement clairement dans l’aviation. Le SIGAR a indiqué que l’Afghan Air Force ne devait pas être autonome avant au moins 2030. La décision américaine de retirer la maintenance contractuelle sur site en mai 2021 a réduit la disponibilité des aéronefs opérationnels et supprimé l’enseignement de maintenance dans d’importants aérodromes régionaux. Des avions restaient dans les inventaires, mais moins étaient disponibles pour les opérations et les personnels afghans ont perdu l’accès aux personnes qui leur apprenaient à maintenir la flotte en état de marche.

La logistique a créé une deuxième rupture dans la chaîne. L’ANDSF disposait de stocks d’armes et de fournitures fournis par les États-Unis, mais le SIGAR a constaté qu’elle manquait de la capacité logistique nécessaire pour les déplacer assez vite afin de répondre aux besoins opérationnels. Des unités ont signalé des pénuries de munitions, de nourriture, d’eau et d’autres équipements. Une force peut posséder des approvisionnements et rester incapable de combattre si le système de transport et de distribution ne peut pas les acheminer là où ils sont nécessaires.

Le récit du SIGAR est plus précis que l’affirmation familière selon laquelle les contractants auraient provoqué l’effondrement. Sa conclusion est que la décision de retrait a déclenché les événements et détruit le moral d’une force qui dépendait depuis longtemps de la présence militaire américaine. Le rapport a aussi identifié la perte des frappes aériennes américaines, une direction faible, des défaillances politiques, la pression talibane et l’absence de plan de sécurité nationale cohérent comme facteurs contributifs. Le retrait des contractants était central dans la dépendance, et non une explication complète de chaque reddition ou de chaque position abandonnée.

Le signal politique est arrivé avant la défaillance technique. L’accord États-Unis-Taliban a exclu le gouvernement afghan des négociations et a rendu le départ américain inévitable en apparence. Le SIGAR a indiqué que les soldats et les responsables afghans ont interprété l’accord comme un abandon. Une fois que la protection étrangère attendue n’était plus crédible, la force a dû faire face non seulement à moins d’avions et à un réapprovisionnement plus lent, mais aussi à l’effritement de la conviction que son gouvernement pouvait offrir un avenir pour lequel il valait la peine de se battre.

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