Le Pérou avait payé l’essentiel de la facture des hélicoptères avant le début des réparations
Un contrat de remise en état de 20,3 millions de dollars exigeait que trois Mi-171 péruviens soient opérationnels en octobre 2024. Après deux prolongations, le Pérou a rejeté en janvier 2025 une demande supplémentaire de 151 jours et imposé une pénalité d’environ 1,9 million de dollars à Milenium Veladi Corporation.

Le Pérou avait payé l’essentiel d’un contrat de remise en état d’hélicoptères. Les moteurs n’étaient toujours pas assemblés.
Le contrat exigeait que les trois appareils soient opérationnels en octobre 2024. Ce délai est passé. Deux prolongations ont suivi, la dernière arrivant à échéance le 30 décembre 2024. Le contractant a ensuite demandé 151 jours supplémentaires pour achever la remise en état. L’armée a rejeté la demande en janvier 2025 et commencé les démarches administratives en vue d’appliquer des pénalités.
La pénalité rapportée s’élevait à environ 1,9 million de dollars pour la livraison tardive du service prévu au contrat. Elle sanctionnait une performance insuffisante, mais ne prouvait pas que les hélicoptères avaient repris le service. La source ne fait état ni d’une réparation achevée, ni d’un contractant de remplacement, ni d’une nouvelle date pour les opérations aériennes.
Le contrat avait été conclu de gré à gré et non par appel d’offres ouvert. Zona Militar indiquait que l’armée justifiait cette procédure par le besoin urgent d’hélicoptères opérationnels pour répondre aux situations d’urgence au Pérou. L’urgence peut raccourcir le chemin vers un contractant. Elle peut aussi laisser moins de temps pour vérifier si le calendrier proposé est réaliste, surtout lorsque les travaux dépendent de composants, du transport et de capacités de fabrication échappant au contrôle du client.
L’article reliait le retard à l’état des appareils et aux travaux censés les rendre disponibles. Il indiquait que le Centre de maintenance aéronautique de l’armée, le CEMAE, suivait la procédure technique et avait rejeté comme irrégulière la demande de 151 jours. La réponse administrative s’est ensuite orientée vers l’application de la pénalité contractuelle.
L’article indiquait aussi que Milenium Veladi avait déplacé en Russie les moteurs, les pales de rotor et d’autres systèmes essentiels des trois hélicoptères, ne laissant au CEMAE que des structures vides. Si cette information est exacte, l’organisation rendait le calendrier de réparation dépendant de travaux et de transports échappant au contrôle immédiat du Pérou. Le client pouvait alors se retrouver avec les cellules des appareils, mais sans les composants qui les rendent utilisables.
La sanction ne règle pas ce différend. Elle montre que le Pérou a considéré le délai manqué comme un échec contractuel assez grave pour rejeter une nouvelle prolongation et engager une pénalité. Elle n’établit ni mauvaise foi, ni négligence, ni décision judiciaire définitive. Une pénalité ne remet pas non plus, à elle seule, un appareil sur la ligne de vol.
Le nombre trois exige la même prudence. Selon l’article, trois hélicoptères restaient dans le processus de remise en état. La source disponible ne dit pas combien de Mi-171 le Pérou possédait au total, quelle part de la flotte représentaient ces trois appareils ni quelles missions étaient touchées. La perte pouvait compter pour les interventions d’urgence, mais son effet sur l’ensemble de la flotte ne peut pas être calculé à partir de l’article.
Cette dépendance était particulièrement exposée par la structure de l’accord. Un contrat direct était justifié par l’urgence, une part importante du prix aurait été payée, le délai initial d’octobre était dépassé et deux prolongations n’avaient pas produit le résultat promis. Lorsque le Pérou a rejeté la troisième demande, la décision administrative ne portait plus sur un simple ajustement du calendrier. Il s’agissait de choisir entre accepter un nouveau retard et faire valoir la position contractuelle du client.
Le dossier disponible ne dit pas ce qui s’est passé après la sanction. Les hélicoptères ont pu rester en réparation, l’armée a pu rechercher un autre recours ou les parties ont pu renégocier. Aucun de ces résultats n’est documenté dans les éléments consultés. Il serait faux de transformer le rejet d’une prolongation en affirmation d’un retour en service.
Cela suffit à montrer qu’un client peut posséder la plateforme tout en n’ayant pas la capacité. L’hélicoptère était au Pérou. Les pièces, les réparations et le calendrier étaient ailleurs. Lorsque la chaîne de réparation a pris du retard, l’appareil est resté indisponible et le dernier levier du client était contractuel.
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