La Grande-Bretagne a retiré le Zimbabwe de son système de licences ouvertes en 2000
Le Royaume-Uni a retiré le Zimbabwe de toutes les licences individuelles ouvertes pour les biens figurant sur la liste militaire et les biens à double usage le 12 mai 2000.

Un aéronef peut rester inscrit à l’inventaire et disparaître de la flotte utilisable. L’affaire des Hawk du Zimbabwe concerne cet écart, mais le dossier disponible est plus précis sur le canal de soutien bloqué que sur le nombre d’appareils encore en état de voler.
L’armée de l’air zimbabwéenne a reçu 13 avions d’entraînement Hawk-60 du Royaume-Uni entre 1980 et 1992, selon un document de fond du SIPRI sur les transferts d’armes vers le Zimbabwe. Le même document décrit le BAE Hawk 60 comme un avion d’attaque léger dans son examen des équipements auparavant acquis auprès de fournisseurs européens. Cet historique importe, car une restriction à l’exportation ultérieure pouvait affecter un avion déjà livré. Il n’était pas nécessaire d’annuler un nouvel achat pour modifier les options du propriétaire.
La première mesure britannique est intervenue avant la mesure de l’UE. Un compte rendu de témoignage de la Chambre des communes de 2002 indique que le Zimbabwe a été retiré en février 2000 d’une licence ouverte britannique pour des composants destinés aux avions d’entraînement militaires, après la déclaration du Premier ministre sur les pays impliqués dans le conflit en République démocratique du Congo. Il mentionne ensuite une autre décision annoncée par le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Robin Cook le 12 mai 2000: le Zimbabwe a été retiré de toutes les licences individuelles ouvertes existantes pour les biens et technologies de la liste militaire ainsi que pour les équipements à double usage. Aucune licence de ce type n’a été délivrée pour le Zimbabwe entre cette date et la fin de 2000. La même réponse précise que l’embargo sur les armes imposé en mai 2000 est resté en vigueur.
Il ne faut pas fusionner ces dates en un seul événement. L’annonce du 12 mai concerne la décision britannique en matière de licences. L’embargo européen sur les armes a commencé le 18 février 2002, selon l’entrée individuelle du SIPRI consacrée au Zimbabwe. La position commune de l’UE adoptée ce jour-là interdisait la fourniture ou la vente d’armes et de matériel connexe, y compris les pièces détachées, par des ressortissants des États membres ou depuis le territoire des États membres. Elle interdisait aussi la formation technique ou l’assistance liée à la fourniture, à la fabrication, à l’entretien ou à l’utilisation de ces éléments. La position autorisait des exceptions limitées pour des équipements non létaux destinés exclusivement à un usage humanitaire ou de protection, ainsi que pour certaines activités de gestion de crise des Nations unies ou de l’Europe.
Pour un opérateur, la seconde interdiction peut être aussi importante que la première. Une flotte ne reste pas exploitable grâce aux seules cellules. Elle a besoin de pièces, de savoir-faire en maintenance et de l’autorisation de faire transiter les biens concernés par le système d’exportation. Le texte juridique allait donc au-delà d’une nouvelle vente d’armes. Il couvrait les activités de soutien qui maintiennent en service un aéronef militaire existant.
L’analyse ultérieure du SIPRI établit le lien avec les Hawk, mais avec une réserve importante. Elle indique que les embargos ont pu contraindre le Zimbabwe à retirer progressivement des équipements acquis auprès de fournisseurs de l’UE, notamment le BAE Hawk 60, pour lequel le Zimbabwe n’a soit pas cherché à obtenir, soit n’a pas réussi à se procurer des pièces détachées ou des opérations de maintenance. Il s’agit d’une évaluation éclairée, et non d’un audit publié de disponibilité technique. La formulation laisse ouvertes deux possibilités. Le Zimbabwe n’a peut-être pas demandé le soutien, ou il a peut-être été incapable de l’obtenir. La source ne tranche pas entre ces explications.
Le même document empêche aussi une affirmation plus large. Il fait état d’éléments anecdotiques selon lesquels des trafiquants d’armes dans l’UE et aux États-Unis étaient prêts à enfreindre les embargos, et précise que la Chine a continué à fournir des armes et du matériel militaire au Zimbabwe. Les restrictions ont donc réduit une voie importante sans créer un mur étanche à l’échelle du pays autour des achats militaires. Un avion d’origine britannique pouvait rencontrer un grave problème de soutien tandis que le Zimbabwe continuait à obtenir des équipements auprès d’autres fournisseurs.
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